Portrait de Claire Elmosnino

Une carrière professionnelle dans la communication pendant vingt ans et puis l’envie de suivre un vieux rêve…
C’est ainsi que je suis entrée en formation, que j’ai obtenu mon diplôme d’ébéniste et que j’ai quitté Paris pour la Bretagne.

Si j’ai appris à fabriquer des meubles à partir d’arbres exploités dans ce but, je savais que je n’exercerais pas ce métier ainsi. Parce que je n’ai pas envie d’abattre d’arbres.

J’ai commencé par conserver et transformer les chutes des meubles réalisés durant ma formation.
Désormais, je récupère celles de collègues et j’en achète dans des scieries.
Les chutes sont destinées à servir de bois de chauffage car elles sont trop petites pour être usinées par des machines.
Je les travaille donc à la main.

Alors que je terminais ma formation, un ami brocanteur m’a offert quelques planches en chêne issues d’une armoire du 17ème siècle.
Transformer ce bois fut une révélation.
C’est devenu une passion.
Les anciens panneaux de meubles âgés de plusieurs siècles sont le trésor des restaurateurs de mobilier. Une denrée rare, ma quête quotidienne.
Les  pièces que j’achète sont irrégulières, abîmées, souvent déformées.
La volonté de conserver les traces de leur passé m’impose là encore de les travailler à la main.

Le temps long appelle le temps long.

Ainsi, chacune de mes pièces est unique : issue de mes mains et d’un morceau de bois dont les caractéristiques (essence, dimensions, état) guident et contraignent ma création.

Chute ou ancien meuble, sauvé des flammes ou des vieux hangars, j’aime révéler la beauté du bois.
Transformer.
Transmettre.
Créer.
Sauver des arbres.

close

Vous souhaitez recevoir mon actualité ?

error: Contenu protégé