Chutes de bois qui seront travaillées à la main par Claire Elmosnino, ébéniste
Galets sculptés dans des chutes d'if

Lorsque l’on construit un meuble à partir de bois massif, de planches brutes, c’est-à-dire de véritables tranches d’arbre, une partie du bois est presque toujours éliminée : l’aubier, la partie la plus jeune de l’arbre, située juste sous l’écorce. Dans la majorité des essences, ce bois est inutilisable pour du mobilier car trop tendre et souvent de couleur bien plus claire.
C’est le premier type de chutes.

Puis, lorsque l’on prépare les pièces du meuble, il est fréquent de leur prévoir une marge. Quand il est temps de les mettre à leurs dimensions finales, d’autres chutes naissent dans les ateliers.

Et il y a aussi le bois qui, au cours du processus de fabrication, se révèlera inexploitable, par exemple quand un noeud apparaît et remet en cause l’esthétique ou la solidité du meuble.

Pas un atelier qui n’ait son bac à chutes qui alimente les barbecues l’été et les cheminées l’hiver.

Alors quand ils acceptent que j’y plonge, mes collègues menuisiers et ébénistes sont mes fournisseurs.

Et j’achète aussi des chutes, souvent de plus grande taille, auprès de scieries artisanales.

Ensuite, selon leur essence, leur taille, leur forme, mes envies et inspirations, je les transforme.
En galets.

Sculptés de façon à révéler toute la beauté de leurs veinages, arrondis, polis, je grave sur chacun d’eux un mot.
Selon ce que j’écoute, ce que je ressens, ce que je souhaite transmettre, ce qu’on me souffle parfois.

Porte-bonheur, doudous ou pierres de méditation, mes galets à message laissent rarement indifférents.

Pour ma plus grande joie.

Boutique / Galets à message
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