J'ai passé tous mes étés d'enfance dans un petit village du golfe du Morbihan. Une fois adulte, j'ai continué à fréquenter ses plages bondées.
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Puis aimé de plus en plus y venir hors saison, hors vacances, hors soleil.
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Dans ce calme retrouvé, j'ai été surprise de constater que les rares personnes que je croisais au détour d'une rue ou d'un sentier côtier... me disaient systématiquement bonjour.
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(Je rappelle que je vivais alors à Paris où adresser la parole à une personne inconnue est considéré comme une agression.)
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Après bien des allers-retours, j'ai décidé de raccourcir mes trajets en m'installant à Vannes, la grande ville la plus proche de ma petite terre de coeur.
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C'est alors que j'ai eu une révélation : ici aussi, quand on se croise au détour d'une promenade, dans un parc ou une rue un peu vide, on se dit bonjour.
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Un tout petit lien, un tout petit voeu.
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Quand l'actualité n'est que violence, haine de l'autre, cupidité et mensonge, chaque bonjour, hochement de tête poli ou sourire échangé m'aide à rester debout.
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Créer un lien, même infime, est un acte de résistance face au modèle de société qu'on veut nous imposer.
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Une nano particule d'espoir, une révolution dérisoire et naïve... que je vous invite à rejoindre.
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Je vous souhaite plein de bons jours et de bonjours,
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